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CR du CA du 07 février 2026

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               COMPTE-RENDU - Réunion du C.A.  PALLEGNEY - 7 FEVRIER 2026

Présents : Christian et Damienne Villaume- Jean Wackermann - Jean-Luc Staub – Jean Pierre Gand – Andrée Martinez – Marie France Serrière - Annie Massoni
Absents excusés :  Rédha Martinez – Serge Claude – Gérard Comte
 

Nestlé
     Le nouveau préfet a signé 2 arrêtés pour autoriser la filtration à 0.45 micron concernant l’exploitation des eaux Hépar et Contrex en gardant la mention « eaux minérales naturelles ».
C’est donc la fin de la filtration à 0.2micron. C’est lié à une volonté de Nestlé qui veut continuer à vendre ses bouteilles.

 Evidemment, c’est une tromperie sur la marchandise. Rappelons qu’une eau naturelle ne doit faire l’objet d’aucun traitement ; mais cette tromperie est entérinée par l’administration !

      Dans l’air du temps…. Il y aurait une vente concernant Hépar et Contrex à un fonds d’investissement, un fonds de pension (pour le 1er février 2027).

Affaire à suivre….

      Il y aura le 10 février une réunion de la CLE

      Le procès concernant les décharges plastiques  illégales qui devait se tenir devant le tribunal de Nancy à l’automne 2025 a été reporté dans la semaine du 24 au 27 mars .
Ces 4 décharges sont celles de Saint Ouen les Parey, Contrexéville, Crainvillers et They sous Monfort.
Liée à cette affaire, est prévue à Nancy une grande semaine de mobilisation, de débats (du 23 au 29 mars) pour la défense de l’eau avec l’organisation d’un grand carnaval par la coalition STOP Embouteillage qui a reçu le soutien de nombreuses associations.

Ep’Hyne

      Le projet de Verso Energy de produire du carburant de synthèse pour avions sur une emprise de 32 hectares à Chavelot connait des difficultés concernant son financement. Coût de l’opération : 1.4 milliard d’euros. Le promoteur du projet envisage un appel à souscriptions participatives. Pour l’instant, il n’y a que 400.000 euros en fonds propres. On est donc loin du compte !
A savoir, une dizaine de projets sont envisagés en France.

A souligner aussi que ce n’est pas simple pour l’installation car il faudra réaliser une ligne électrique Chavelot- Villoncourt sur une distance de 9 km avec 20 pylônes de 46 m, plus le site d’interconnexion de quelques hectares.

Les travaux qui devaient démarrer en 2030, prennent du retard et ne démarreraient qu’en 2032. On n’entend plus rien des études qui devaient être faites en 2026. Il n’y a pas de dossier fini pour l’instant (pas de dossier technique, pas d’étude d’impact, pas d’avis de l’autorité environnementale, pas de garanties financières...)

Il faut aussi signaler que les agriculteurs ne sont pas très favorables pour cette installation.

PFAS
       L’ASVPP a eu accès à une note de synthèse qui fait 16 pages du rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan de 424 pages remis à l’Assemblée Nationale le 29 octobre. Cela concerne les pesticides, les PFAS, le bruit et les particules fines.


          Ce rapport porte sur des constats que les diverses associations font depuis longtemps et c’est désespérant de voir que rien ne progresse. Celui-ci rappelle qu’il faut renforcer la gouvernance qui est fragmentée, qu’il faut renforcer l’expertise.

Il rappelle aussi que les moyens sont limités, que les connaissances sont incomplètes.
4 molécules ont été pointées, alors qu’il en existe des milliers (12.000) dont on ne sait rien sur leur dangerosité, leur toxicité.

Le rapport souligne également qu’il faut faire quelque chose pour préserver la santé environnementale, mais sans plus ! Le principe « pollueur payeur » est mal appliqué !
La pollution des sols est généralisée et le coût de la dépollution, si cela se produisait est faramineux. Question : Quels sols seraient à dépolluer ? Tous ? les sols des champs, des forêts, des prairies, des terrains en friches ? ou seulement les sols agricoles ?
La mauvaise qualité des sols influe sur la qualité de l’eau, sur les cultures, donc l’alimentation et aussi sur les animaux (particulièrement les oiseaux).

Il faudrait commencer par interdire l’épandage des boues et pas seulement les boues industrielles. Ces épandages peuvent couvrir de grandes surfaces. Les destinations finales des boues échappe totalement à la connaissance de la collectivité, tout comme leurs teneurs en micro et nanopolluants qui ne sont pas mesurées. Réglementairement pas obligatoire. Et ensuite filtrer les eaux de consommation humaine pour commencer.

 Une petite lueur d’espoir concernant le problème de filtration pour les PFAS. Un laboratoire américain a mis au point un système de filtration 100 fois plus performant que le charbon actif. C’est à base d’une double couche d’hydroxydes aluminium et cuivre plus nitrates. Une fois la filtration effectuée, on chauffe les filtres en présence de carbonate de calcium à plus de 500°C provoquant la rupture de la liaison Carbone- Fluor qui est extrêmement solide et difficile à dénaturer. Et les filtres sont récupérables. C’est assez prometteur, mais aujourd’hui encore à un stade expérimental.

Sur le problème de l’eau potable, des réunions ont eu lieu avec plusieurs maires de communes où les taux de PFAS sont supérieurs à la limite autorisée (Tendon, les Arrentès de Corcieux, Laveline du Houx, le Tholy) ; des comités citoyens se sont formés envisageant des actions collectives.

Jean François Fleck a obtenu les plans d’épandage des boues de quelques industriels ( Garnier Thiébaut- Etival- Lucart- Crouvezier....) . On sait par exemple que Pallegney a été concerné par l’épandage des boues de Lucart. JF Fleck souligne que « quand on fait la somme des épandages agricoles depuis 2003, on arrive à plus de 700 ha pour l’industrie textile et plus de 2000 ha pour l’industrie papetière »

Une réunion a eu lieu avec la préfecture : création d’un comité de suivi PFAS- boues et compostage.

                                    Fin de la réunion : 17 heures


                                                      Secrétaire : Annie Massoni

 

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